La réponse n'est pas assez facile à donner. Pour essayer de décrypter le problème, nous nous sommes entretenus cette semaine avec plusieurs revendeurs, ainsi qu'avec quelques fermiers. Le problème une fois de plus, viendrait de la cherté du maïs. Ceci n'est pourtant pas une nouveauté. Le kg de maïs est passé de 190 F en février à 210 F en mars, mais nous avons connu pire.
Une question subsiste tout de même : est-ce parce que l'ACDIC a annoncé une pénurie prochaine de maïs sans précédent que les fabricants d'aliments, éleveurs et revendeurs font de la surenchère ? Interrogés, ces derniers disent qu'il n'en est pas question.
Il y a lieu de noter que, le Cameroun depuis bientôt un an est en crise de maïs, qui affecte de façon funeste le secteur avicole. En fin d'année 2011, le kg de cette denrée, se vendait entre 240 et 250 F, ce qui est par ailleurs exorbitant. La chute du prix en janvier et février est fonction d'une demande faible, et non d'une quelconque solution apportée au problème.
Il n'est pas étonnant qu'en cette veille de fête pascale, le prix du maïs grimpe, entrainant aussi celui du poulet. Le poulet que l'on vendait en février à 2 500 F se vend aujourd'hui à 3 000 F voire plus.
La situation est inquiétante ; certains éleveurs disent revenir à une pratique courante en pareille circonstance : mettre les poulets sur les marchés à partir de 35-37 jours afin d'espérer un retour sur investissement.
Cette semaine encore nous avons observé la présence du poulet congelé importé au marché Mokolo et Mvog-mbi. L'Acdic va bientôt prendre ce problème à bras le corps, puisque l'administration semble faire la sourde oreille. Un atelier sur la stratégie à adopter sera organisé à cet effet.
La fête pascale arrive à grands pas, le poulet sera assurément à l'honneur, mais les prix pratiqués vont être dissuasifs. Les familles à faible revenu vont être pénalisées. Elles auront le choix entre réduire les quantités ou alors extraire le poulet du menu.













