Cette dernière bénéficie régulièrement des fonds à elle alloués par le Minader sur compte BIP (Budget d'investissement public), afin de booster la production nationale de tabac.
Essimi Menye, le tout nouveau ministre de l'agriculture, a procédé à une entrée en matière fracassante après que les faits de détournement de 95 millions des 150 millions alloués à ces tabaculteurs soient établis. Des sanctions énergiques ont été prises à l'endroit des fonctionnaires indélicats et véreux impliqués dans l'affaire de détournement des subventions destinées aux tabaculteurs. Trois niveaux de sanctions ont été prises : (I) la suspension de tout paiement au niveau de la délégation régionale de l'Est, rendant ainsi le billeteur forclos, (II) le virement direct des fonds dans les comptes des bénéficiaires des subventions, (III) l'audition de tous les fonctionnaires impliqués dans les faits de corruption et de détournements.
Fait assez rare dans notre pays qu'un ministre décide de sanctionner ses collaborateurs, puisque l'impunité s'est érigée en règle et le laisser aller est devenu pathologique. Voici un exemple à saluer. Nous osons espérer que cette action du ministre de l'agriculture n'est pas simplement un coup de tête sans lendemain.
Le ministre de l'agriculture doit continuer dans la même lancée avec la mise en place de véritables réformes. Le monde rural attend avec impatience la feuille de route, une des recommandations retenues lors du conseil des ministres tenu au lendemain du remaniement ministériel du 9 décembre 2011. Encore faudrait-il que cette feuille de route soit rendue publique, car on nous a habitués à ce que Charles Ateba Eyené appelle « le management de l'opacité ».
Chapeau Monsieur le ministre et bonne continuation. Aux flibustiers, nous disons attention, pensez à la postérité. St Exupéry le dit si bien : ' nous n'héritons pas de nos parents, mais nous empruntons à nos enfants'. A bon entendeur salut ! Claude Batindi













