Deux importateurs se démarquent nettement du lot. CONGELCAM qui se taille la part du lion avec 160 000 tonnes pour 110 milliards, 73% à lui tout seul, suivi de QUEEN FISH CAMEROON avec 26 000 tonnes pour 18 milliards ; 12% du total. Des importations majoritairement en provenance de la Mauritanie et Chine avec respectivement 80 000 et 22 000 tonnes ; 41 et 10% du total.
150 milliards de FCFA d'importation de poissons, c'est six fois le budget annuel du Ministère de l'Elevage, des Pêches et d'industries animales ; 26 milliards en 2012 (MINEPIA) ; dix fois le budget (15 milliards) que le pacte pour le Développement Rural propose pour révolutionner la vie des 4,3 millions d'actifs agricoles par la création des bassins de production, des pôles de promotions des cultures vivrières et autres projets agricoles structurants.
Incontestablement, les importations de poissons au Cameroun se portent bien. Très bien d'ailleurs. Malheureusement pour le malheur de la pisciculture locale : 80 000 tonnes il y a 7 ans, qui elle se meurt, et aussi le malheur du consommateur qui paie plus chère le poisson dont la qualité n'est pas assurée.
Une mort qui ne saurait être étrangère au MINEPIA, département ministériel en charge de la promotion de cette activité.
Le milieu rural camerounais foisonne de projets piscicoles moribonds ou tout simplement abandonnés.
La station aquacole de Yaoundé, juste en contre bas du campus de l'université de Yaoundé I qui avait pour mission à sa création d'approvisionner les pisciculteurs des environs en alevins et dont la production en 1993 avoisinait les 40.000 alevins de tilapia et 7000 alevins de carpe est tombée pratiquement en ruine. Sur 14 étangs au départ, à peine 2 sont encore fonctionnels. Le centre de recherche aquacole participative qui s'y trouve ne paie pas de mine. C'est à peine si on croirait que des gens travaillent dans cet environnement qui ressemble plus à champ de ruine technologique qu'à un vrai laboratoire.
Dans la région du Sud, un autre spectacle désolant vous attend à Avoundi, une trentaine de kilomètres d'Ebolowa. Le projet piscicole d'Avoundi inauguré ce 14 avril 2005 par le ministre de l'Elevage, des Pêches et des Industries animales d'alors, le Dr Aboubakari Sarki, d'un coût d'environ 500 millions n'existe plus. Mort prématurément six ans juste après sa création. Et pourtant il ambitionnait de ravitailler en alevins toute la région du sud, voire les pays voisins.
Marcelin Mballa, pisciculteur resté au village, voyait en ce projet une révolution dans l'approvisionnement en poisson de la ville d'Ebolowa, de Yaoundé et des marchés des pays voisins tels Libreville au Gabon ou Malabo en Guinée Equatoriale.
Le rêve de Marcellin s'est laissé envelopper par les herbes, similaire dans plusieurs projets piscicoles nationaux. Pour le bonheur des importations de poissons morts et le malheur de la pisciculture locale. Quel gâchis !
1-avoundi-le 14 avril 2005 le minepia inaugure le projet piscicole davoundi
2-avoundi-les bacs de croissance ne demandent qu tre exploit
3-avoundi-les closoirs compltement en ruines
4-avoundi-les infrastructures labandon
5-avoundi-les infrastructures labandon
6-avoundi-les infrastructures dans la broussaille
7-avoundi- quelques vestiges qui resistent au temps
8-yaounde-entre principale de la station aquacole
9-yaounde-la plaque est limage des services rendus
a-yaounde-le laboratoire de la station aquacole de yaounde
b-yaounde-merci au minepia pourrait dire cette chvre
c-yaounde-les herbes la place de leau et du poisson
d-yaounde-les algues ont pris le dessus
e-yaounde-sr quil ya plus de serpents ici que de poisson
f-du poisson deau douce sur le march de yaounde
g-une espce en voie de disparition
h- importateurs de poissons
i- importateurs de poissons













