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Entre le port en eau profonde de Kribi et PB d'eau potable au Cameroun, quelle est votre priorité pour les grandes réalisations de 2012 ?

 

EAU POTABLE : où es-tu ?


Au Cameroun, que l'on soit au village ou en ville, l'eau potable se fait rare. Les robinets sont asséchés depuis plusieurs semaines. Conséquences, risques de maladies diarrhéiques et de choléra.


La situation s'est empirée depuis peu comme le témoigne une jeune dame du quartier Essos à Yaoundé. Elle dit veiller tard, attendant l'hypothétique retour de l'eau entre 22 h et 5 h du matin. Une autre du quartier Messassi affirme qu'elle vient de passer 3 semaines sans eau.

Les populations désemparées, sont obligées de trouver des solutions alternatives, qui un puits, qui une source, qui de l'eau en sachet de qualité douteuse. Au-delà de l'incommodité que cela provoque, c'est la santé des millions de personnes qui est menacée. La preuve depuis bientôt plusieurs mois, le choléra sévit dans plusieurs villes du Cameroun. Le précieux liquide se fait si rare qu'il faut parfois parcourir plusieurs kilomètres pour espérer en recueillir quelques litres.

La capacité actuelle de fourniture journalière d'eau à Yaoundé par exemple est de 100 000 m3, alors que les besoins en eau potable pour la ville, s'estiment à 300 000 m3 par jour.

La fin du calvaire est annoncée début 2013 par le porte parole du gouvernement, le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary, avec la réhabilitation de la station de captage sur la Mefou, la construction d'un deuxième module de captage sur le site d'Ayatto pour alimenter Douala et ses environs. Mais rien ne dit que ces promesses seront respectées.

En attendant, les populations boivent ce qu'elles trouvent, à prix d'or. Si une analyse des postes de dépenses des ménages camerounais était faite, elle révélerait que l'achat des bidons y a fait son entrée, mais surtout cannibalise une bonne partie du budget.

L'eau potable a rétabli les équilibres sociaux entre riches et pauvres. Ainsi certains fonctionnaires, ainsi que des travailleurs du privé disposant d'un véhicule, doivent transporter des bidons d'eau dans leurs voitures comme les autres sur leur tête.

Une chose est certaine, sur le chantier des grandes réalisations, les ouvriers auront soif et l'eau peut être un frein. Claude Batindi

Dernière modification le Monday, 16 January 2012 14:57
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