La quantité importée en 2011 semble être à priori marginale et négligeable, si l'on s'en tient au niveau des importations avant l'interdiction. 22 000 t en 2003, 14 mille en 2002 et 978 t en 1996. A cette époque on avait relevé un taux d'accroissement annuel de 49%. Les importations de ces deux dernières années, illégales, méritent d'être dénoncées. En 2010, 45 t sont passées par les mailles du filet, en 2011, 110 t soit 59% d'augmentation. À cela il faut ajouter les quantités inestimables qui entrent frauduleusement tout au long de l'année par la frontière sud du Cameroun, notamment par Campo et Kye-ossi.
C'est maintenant qu'il faut stopper l'hémorragie, afin d'empêcher les mauvaises habitudes de s'installer de nouveau. L'administration camerounaise semble être laxiste voire impuissante. L'heure est à la sensibilisation et la conscientisation des citoyens. La censure doit venir des consommateurs eux-mêmes.Nous ne le dirons pas assez, le poulet congelé importé présente d'énormes risques pour la santé. Les conditions de conservation et de commercialisation sont déplorables, puisque ces morceaux de poulets dégivrés sont exposés tout au long de la journée sur les étalages et remis dans des congélateurs en fin de journée en cas d'invendus.
En plus il n'est pas aussi bon marché qu'on le croit ; 2000 FCFA le kg. Pour les ménagères qui se rabattent sur ce poulet parce qu'elles veulent du « prêt à préparer », pas d'inquiétude, dans tous les marchés de poulet, il existe de petites unités artisanales de plumage où les poulets peuvent être plumés à 50 ou 100 FCFA selon leur grosseur.
Cependant, le poulet local continue son bonhomme de chemin malgré les difficultés liées à la filière. Le poulet de chair (1.8-2kg) se vend à 2 800 FCFA cette semaine, la pondeuse est plus rare dont plus chère. Le kg de maïs quant à lui a baissé, il est de 200 FCFA, au lieu de 230 F il y a 2 semaines ou de 220 F à la même période en 2011. Nous attendons impatiemment que l'IPAVIC démarre son programme de relance de la filière maïs tel que mentionné dans son plan d'action de 2012.
Alors chers consommateurs de poulet, évitons ce « poison » qui nous tue à petit feu !













