Le groupe de 14 hommes et femmes de plusieurs nationalités européennes (Portugal, Italie, Allemagne, Belgique, France, Luxembourg...) s'est rendu dans les villes de Bamenda et de Yaoundé dans le nord-ouest et le centre du Cameroun afin de « découvrir les projets soutenus par Sos Faim et d'appréhender le contexte spécifique du Cameroun », selon les termes de leur programme de travail.
Deux membres de l'Assemblée générale de l'organisation, Nico Margue et Joakim Wahlman, Christine Grégoire du conseil d'administration et T. Schockmel, correspondant d'un quotidien luxembourgeois, donnent à cette mission l'ambition de relayer l'expérience de ce voyage aux autres donateurs, mais également au grand public du Luxembourg, ce pays de l'Europe centrale 145 fois plus petit que la superficie du Cameroun, avec à peine un demi-million d'habitants.
Dans la ville de Bamenda, les donateurs ont rencontré les responsables de l'organisation Nowefor et l'ong Saild, ainsi que des producteurs agricoles et éleveurs bénéficiaires des projets de ces deux organisations camerounaises. La laiterie de Sabga, encadrée par l'Apess (Association pour la promotion de l'élevage au Sahel et en savane) a permis également à ces retraités, travailleurs et bénévoles européens, de découvrir les douceurs et l'exquis des produits laitiers camerounais dont le fromage a été particulièrement apprécié.
Le voyage de « la mission Lefèbvre » a rallié Yaoundé par autobus le 23 février avec un plaisir renouvelé de parcourir à rebours les paysages pittoresques des hauts-plateaux de l'ouest Cameroun et de la forêt équatoriale du Centre. Le dîner de travail qui les a accueillis à Yaoundé, offert par le Service d'appui aux initiatives locales de développement (Saild), leur a permis de faire connaissance avec cette organisation qui depuis 28 ans, travaille dans l'encadrement des agriculteurs et éleveurs du Cameroun, notamment à travers le journal La Voix du Paysan/The Farmer's Voice dont il est l'éditeur.
Au menu, un apéritif de crudités locales dont un mets de concombres, le Ndolè et du Porc fumé, desservi par des pâtisseries et des fruits locaux. Le tout arrosé, au grand plaisir des allemandes du groupe, de bières blondes et brunes et de vin, que les convives, auxquels s'est jointe une délégation de l'Acdic, ont dégusté autour de discussions passionnées. Le nouveau service sms et mail de l'Acdic, Acdic Info, le magazine Eclat d'Afrique, ont particulièrement impressionné les donateurs. A l'occasion, ils ont voulu en savoir plus sur le Cameroun, qui leur a été présenté comme un « merveilleux pays, une Afrique en miniature, et un pays de football » par Hozier Nana, le secrétaire général du Saild. Mais dans les échanges, d'autres réalités camerounaises et africaines leurs ont permis de revisiter les fantasmes et les informations que certains qui venaient dans le pays ou le continent pour la première fois se faisaient.
Un immense dépaysement pour les donateurs luxembourgeois de Sos Faim qui, visiblement, appréciaient d'avoir abandonné les -15° celcius de froid de l'Europe, avec le chauffage artificiel, des canalisations et rivières qui se transforment en glace et explosent après le dégel, pour la douceur des nuits de février à Yaoundé, ainsi que le poulet local élevé sans hormones.
Le vendredi 24 février, avant une descente sur le terrain à Essé dans la banlieue de Yaoundé avec des journalistes de La voix du Paysan, la belle équipée à fait une halte à l'Acdic en ses locaux. L'un des objectifs de la « mission Lefebvre » était en effet aussi de collecter le matériau pour un recueil d'expériences positives de Sos Faim dans le monde. L'occasion aussi de se faire rencarder sur une belle adresse de bar-restaurant yaoundéen, pour étrenner le « Yaoundé by night » vendredi soir.
Oui, malgré l'absence des Lions Indomptables à la dernière coupe d'Afrique des nations en janvier au Gabon et à la Guinée d'à-côté, les Camerounais savent qu'il suffit d'y avoir de la musique, de la bière pour faire la fête. Mais avant la fête, à Essé, ces visiteurs aurons eu l'occasion de constater que l'ananas n'est pas « le fruit d'un arbre », et que Théodorin Obiang Nguema, ce jeunot qui a un énorme Yacht parmi les plus chers du monde, un hôtel particulier à 101 chambres à Paris et plein de falbalas, n'est pas le fils du président camerounais...Une autre histoire africaine. François Bimogo













