Où sont dont allés les 18,825 milliards ? C'est silence radio du côté du MINEPAT, pourtant initiateur et bénéficiaire de ce prêt autorisé par le chef de l'Etat.
Ni le Ministre de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire en poste ne réagit (continuité de l'Etat oblige), ni le titulaire du poste au moment de la signature de l'accord de prêt ne nous répond. Et pourtant ce prêt a bel et bien était contracté et enregistré dans le porte feuille des créances de l'Etat camerounais.
5 000 hectares de maïs et de riz, oui ! Mais alors, combien d'hectares pour l'un et l'autre ? La question vaut la peine. Ce sont deux céréales certes, mais d'importance inégale et de techniques culturales très différentes. Alors que le maïs pousse presque partout au Cameroun, le riz est réservé à des terroirs spécifiques. Une imprécision qui en dit long sur l'impréparation de cette initiative.
Où sont les 5 000 ha de maïs et riz ? Quelque soit l'usage supposé ou réel des 18,825 milliards, cette question reste posée. Il y a que ces hectares pour justifier l'usage de cette somme.
Toute chose qui justifie notre entêtement à en avoir l'idée nette. Non seulement pour tester la considération qu'on accorde à la société civile dans son rôle de veille citoyenne, mais aussi et surtout parce que de sa conception à sa réalisation ce projet trahit le mal de l'agriculture camerounaise ; « Une production abondante dans les idées, les esprits, les discours, les banderoles et très peu sur le terrain, dans les champs ». Toute chose qui mérite d'être dénoncé.













