Une gestion catastrophe. Rien n'indique de l'extérieur que l'on est devant un site touristique, un zoo...rien. Vous arrivez à l'entrée et vous payez les droits de visite. Première surprise : pas de guide, alors débrouillez-vous à connaître les noms des animaux, leur mode de vie. Certes il y a, par endroit, de la littérature sur les animaux, elle est malheureusement incomplète, ou pour certains cas incompréhensible, et même apparaît comme une insulte à la langue française. Mais si vous avez de la chance, un jeune homme vous offrira ses services que vous paierez, sur la base de négociations.
Que vous vous tourniez à droite ou à gauche, les premiers animaux que vous rencontrez vous font pitié et vous donnent envie d'alerter les défenseurs des droits des animaux. Les clichés sont révoltants : Lions squelettiques dont certains avec des cicatrices sur le dos, singes sales, amorphes et donnant l'impression de s'ennuyer, quelques rares oiseaux sautillant d'un endroit à l'autre dans un univers ni sauvage ni modernisé. Bref un curieux mélange d'ordures ménagères (peau de banane pourrie, d'ananas, des restes de carotte), d'eau sale, de béton abandonné, d'odeur nauséabonde... loin de l'image ludique qu'on aurait d'un zoo digne de ce nom. D'ailleurs le prospectus du zoo dit de façon explicite que « De 1971 jusqu'en 1996, le zoo ne faisait que se détériorer avec un matériel complètement vétuste hébergeant quelques animaux malades et affamés... ». Depuis lors, quels efforts de restaurations ont été menés ? Qu'est-ce qui a changé ? Rien du tout ! Si oui, en pire.
Regardez sur la photo, les lions et leurs côtes. Vous pouvez compter celles-ci sans effort. Des indiscrétions nous informent de ce que ces lions sont nourris tous les 48 heures et les crocodiles de manière sporadique. « Ils (les crocodiles) savent supporter la faim pendant plusieurs mois » nous dit notre interlocuteur très sûr de lui. Moralité, on s'appuie sur cette résistance à la faim pour dépenser moins, et violer impunément le « droit à l'alimentation » des animaux. Eux qui n'ont pas choisi de quitter leur milieu naturel pour entrer dans ce qui convient désormais d'appeler « prison » Sont-ils aussi « éperviables » ? Pourquoi ? Si on peut reprocher aux lions d'avoir bouffé une chèvre, ou au singe d'avoir casser le maïs dans un champ, pour les maltraiter, que reproche-t-on aux poissons au point d'abandonner les aquariums ? Quelle image désolante de ces aquariums abandonnés, envahis par les herbes et qui donnent une image repoussante au visiteur, un sentiment que la gestion du zoo manque de vision et d'ambition.
La vocation éducative pour l'environnement et distractive pour les enfants est maintenue mais dans un environnement où pour y amener son enfant il faut prévoir des pommades pour la peau car des moustiques invisibles et très piquantes ne lui feront pas de cadeau. De plus, autant que faire se peut lui éviter d'avoir envie d'utiliser leur toilette, ordinaire comme au village. Si le premier à y pénétrer ne sait pas bien viser le trou, alors les suivants en ont pour leurs yeux et leurs narines.
Autre conseil, veuillez à ce que l'enfant fasse attention à ses lectures. Nous avons reproduits pour vous, en original, un chef-d'œuvre de la littérature qui est servie aux jeunes enfants, du nom original de « Brenda ».
Vaut mieux prendre son repas à la maison avant d'y aller, si jamais vous tenez à aller vérifier ce que nous constatons dans ces lignes, le restaurant ne paie pas de mine.
Vous avez dit jardin botanique ? Il y a là un volontaire qui dit produire 2000 plants chaque année. Mais la pépinière qu'il vous montre contient à peine 200 jeunes plants de 8 espèces différentes. Prévu pour produire des essences ornementales, fruitières et des fleurs en plus des espèces rares comme le bubinga, le site est un nain devant ces jardins à fleurs ornementales que l'on rencontre un peu partout dans nos villes. Nous apprenons que l'Etat (ministère en charge de l'environnement) n'a pas prévu un budget pour cette activité.
De deux choses l'une : soit l'Etat s'occupe véritablement de ce zoo, soit il le privatise, même par respect à ces animaux mal lotis. Et dire que la ville de Yaoundé manque de site touristique où l'on peut se promener ou promener sa famille en weekend. Il ne nous reste que les bars pour tuer le temps, la créativité, la santé. Pauvres Camerounais!
1-comme au village
2-dans quelle langue est ecrit ce message
3-de quoi tuer toute envie de continuer la visite
4-entre la nature et le beton il faut choisir
5-ici reposent au sol des restes de un animal mort de faim ou de maladie
6-administration du zoo se fiche meme de ses archives
7-parc zoologique ou bac a ordures
8-quel crime a-t-il commis pour meriter cette prison et cette maltraitance
9-reservez aux singes ils y sont rares
a-restaurant pour animaux ou pour les hommes
b-si les rares singes se blessent risque dinfection par la rouille













