| Voyage au cœur d'Esse et Baana |
|
|
|
Mes impressions et ma conviction
Jean Georges Etelé
A l’issue des deux rencontres, le constat est de plus en plus amer qu’il ne fallait pas beaucoup d’explications pour imposer l’adhésion de chacun dans « Actions Paysannes ». les paysans, abandonnés dans tous les domaines, se sentent renaître à travers cette organisation qui suscite un engouement qui ne s’explique qu’avec l’instinct de survie qui les poussent à travailler dans les vastes champs, sachant qu’on préfère importer ce qu’ils produisent au détriment des leurs. Je compte encore personnellement sur l’appui et l’accompagnement de l’Acdic pour des descentes similaires, la demande étant énorme. Nous restons convaincus qu’avec l’encadrement de tous les sympathisants de la cause paysanne, notre association se solidifiera au jour le jour, les défis étant immenses et complexes. Quelque soit la durée de la nuit, le jour finit par paraître et le soleil du paysan camerounais est entrain de chasser son long sommeil. Jean Georges Etelé (77 26 98 09), Coordinateur National « Actions Paysannes »,
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Réactions Les paysans de Nsimi et de Bana se joignent aux « ACTIONS PAYSANNES »Manebiliga Francine, Secrétariat "Actions Paysannes"
Rencontres émouvantes grâce à l’« Actions paysannes »Bernard Njonga, Président National de l'Acdic Esse et Lembé Yezoum- Deux villages situés respectivement à 70 et 120 km de Yaoundé, où je ne peux m’y trouver, sans que le passé ne se mêle à mon présent dans l’esprit et dans les faits.
Avec Esse, je me suis du coup souvenu du COPIDER et de l’UGCE. Des organisations paysannes qui furent membres du CFPC (conseil des Fédérations paysannes du Cameroun) et que dirigeaient feu Jean Marie AWOMO. Paix à l’âme de ce charismatique leader paysan. Pour LEMBEYEZOUM, c’est l’organisation ASSAD de Philémon ENGOGOMO et l’UGAPLY de Christine MVOTO qui ont meublé mon esprit. Ah ! Ce Philémon, le vieux lion que j’ai revu hier après une dizaine d’années. Ce fut une rencontre réciproquement émouvante. Je n’oserai pas parler de ce qui reste de ces organisations, mais des leaders et autres membres, j’en ai rencontré, qui malheureusement portaient tous sur leurs têtes le poids de l’âge et des difficultés. Difficultés, c’est le lieu de le dire car j’ai une fois de plus eu la confirmation qu’en milieu rural camerounais les paysans sont vraiment pauvres. Pauvres au point où Jean Georges ETELE, le Coordonnateur d’Actions Paysannes qui animait les rencontres n’a pas eu le courage de dire aux paysans que l’adhésion à Actions Paysannes coûtait 1500 FCFA. C’est tout dire. Parlant d’Actions Paysannes, j’ai tout de même été frappé par l’enthousiame des paysans qui étaient bien nombreux à mon sens lors des deux rencontres. Par moment, je me suis demandé s’ils comprenaient bien ce qu’était « Actions Paysannes » pour y adhérer tant. Une organisation paysanne de qui on n’attendrait pas des aides de toute nature, c’est bien nouveau pour que la compréhension paysanne exige encore et encore des explications. Dans tous les cas, je suis rentré d’Esse et de Lembé Yezoum avec la ferme conviction que « ACTIONS PAYSANNES » était en train de se construire petit à petit.
Jessie Lafoucarde, Stagiaire Acdic
Les deux rencontres, d’Esse et de Bana, se sont déroulées dans une ambiance amicale et chaleureuse. Le plus marquant a été la sensibilité des paysans vis-à-vis de leur cause, qui semblait plus évidente qu’à Mboma. Ils sont venus nombreux (plus de cent au total) et ont posé de nombreuses questions, sur le rôle de membre d’Actions Paysannes et sur les Pôles de Promotion des Cultures Vivrière, auxquelles Jean-Georges ETELE et B. Njonga ont répondu avec soin. Cette « journée de salutation » a également été marquée par la visite faite à Philemon, ancien membre du 1er comité de rédaction de La Voix Du Paysan. Malgré sont âge et ses problèmes de santé il a exprimé son désir de continuer à lire le journal. Cette rencontre a donc été l’occasion de prendre ou de renouer contact avec les paysans de la région. A la fin, bien qu’aucune promesse n’ai été faite, chacun a exprimé sa volonté de poursuivre ces échanges, de façon plus régulière, afin de redynamiser le monde paysan.
|
| Mise à jour le Mercredi, 03 Août 2011 12:05 |
Directives des Nations Unies par rapport aux régimes fonciers des terres
Rapport de mission Nanga-Eboko
Correspondance d'interpellation aux ministres
Réponse ministre NgolleDiaporama