Dès le matin à 7h30 minutes hier, il n’était plus permis aux taxis de prendre l’embranchement de la rue CEPER, embranchement traversant le siège de l’ACDIC (Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs) des escouades de policiers ont inondé le lieu dit « carrefour CEPER ». a l’entrée du siège de l’ACDIC, les policiers ont formé une barrière, ils ont rempli les bancs dont ils se sont servis pour barrer la voie aux manifestants. La marche a été interdite aux paysans ce 31 mai 2011 ; et c’est à 8 h 42 mn et seulement à cette heure qu’ils ont été notifiés l’interdiction de la manifestation. Pourtant, en guise de réponse à la requête d’autorisation de la manifestation paysanne déposée dans les services du sous préfet de Yaoundé 1er en début mai 2011, le chef de terre renvoyait cette manifestation paysanne au 31 mai 2011 car, avait il fait savoir aux manifestants que la date du 13 mai était innoportune, parce que proche de celle du 20 mai. Une autre requête toujours adressée au Sous Préfet de Yaoundé 1er et faisant état de la déclaration de cette manifestation sera déposée le 19 mai 2011 par l’ACDIC. Le silence des autorités va donc conforter les paysans qui toutefois se disaient qu’ils ont quand même des raisons valables les amenant à manifester. Entre autres raisons, des programmes du ministère de l’agriculture qui ne permettent pas le développement, l’épanouissement du monde rural, toutes les promesses faites pendant le comice qui ne sont pas prises en compte jusqu’ici, la précarité des conditions de travail des producteurs etc… ils viennent nombreux depuis le 30 mai 2011 des régions du cameroun les paysans, ils se sont dirigés au siège de l’ACDIC. Le 30 mai 2011 à minuit, ils ont été raflés dans les restaurants et bars environnants de l’ACDIC. Les personnels de l’Association Citoyenne qui ont tenté de rentrer chez eux après une dure journée de travail et d’acceuil des paysans ont aussi été pris avec ceux des paysans en quête de la bière. Ils ont été déposés au commissariat central, depuis le 30 mai 2011 à 23 heures et à minuit ; le siège de l’ACDIC a été envahi par la police armée. Ceux du quartier de ce siège ont du mal à sortir et à rentrer. C’est le 31 mai à 8h 42 que les paysans ont été notifés du refus de leur manifestation. Pour accéder à la manifestation qui se déroulait dans l’enceinte de l’ACDIC, les hommes et femmes des médias ont du escalader des clôtures et des murailles, la Mbéraille ayant décidé de torpiller la cérémonie de marche en renvoyant tous ceux qui venaient au siège de l’ACDIC. Bloqués dans les clôtures de l’organisation de la société civile, les journalistes, encore moins ceux qui manifestent n’avaient aucun droit d’en ressortir. Toutes les pistes du quartier ne menant que dans les services et maisons, l’entrée de l’ACDIC (bloquée) étant la seule qu dessert le quartier. C’est fatigué de tourner dans un quartier inconnu que les journalistes ont pris le courage de passer devant les policiers armés des matraques. Ces derniers bien qu’en ménaçant ont laissé passé passer les hommes ds médias, mais pas les manifestants. Il reste à savoir comment ils vont se nourrir, les producteurs camerounais venus pour manifester. Jusqu’au moment où nous allions sous presse hier, la police continuait de tenir en otage Bernard Njonga et ses partisans, comme des membres d’Al Qaïda que séquestre l’armée américaine.
LE POPOLI N° 1155 du mercredi 1er juin 2011













