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Au Cameroun, que l'on soit au village ou en ville, l'eau potable se fait rare. Les robinets sont asséchés pendant des semaines. Conséquences, risques de maladies diarrhéiques, des épidémies de choléra.
La situation s'est empirée depuis peu comme le témoigne une jeune dame du quartier Essos à Yaoundé. Elle dit veiller tard, attendant l'hypothétique retour de l'eau entre 22 h et 5 h du matin. Une autre du quartier Messassi affirme qu'elle vient de passer 3 semaines sans eau.

Les populations désemparées, sont obligées de trouver des solutions alternatives, qui un puits, qui une source, qui de l'eau en sachet de qualité douteuse. Au-delà de l'incommodité que cela provoque, c'est la santé des millions de personnes qui est menacée. Le précieux liquide se fait si rare qu'il faut parfois parcourir plusieurs kilomètres pour espérer en recueillir quelques litres.

La capacité actuelle de fourniture journalière d'eau à Yaoundé par exemple est de 100 000 m3, alors que les besoins en eau potable pour la ville, s'estiment à 300 000 m3 par jour.

La fin du calvaire était annoncée début 2013 par le porte-parole du gouvernement, le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary, avec la réhabilitation de la station de captage sur la Mefou, la construction d'un deuxième module de captage sur le site d'Ayatto pour alimenter Douala et ses environs.
En attendant, les populations boivent ce qu'elles trouvent, à prix d'or. Si une analyse des postes de dépenses des ménages camerounais était faite, elle révélerait que l'achat des bidons y a fait son entrée, mais surtout cannibalise une bonne partie du budget.

L'eau potable a rétabli les équilibres sociaux entre riches et pauvres. Ainsi certains fonctionnaires, ainsi que des travailleurs du privé disposant d'un véhicule, doivent transporter des bidons d'eau dans leurs voitures comme les autres sur leur tête.

Une chose est certaine, sur le chantier des grandes réalisations, les ouvriers auront soif et l'eau peut être un frein.

 

L’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs est une organisation majeure de la société civile créée en 2003. C’est une association apolitique, non confessionnelle, non tribale, à but non lucratif. Elle fait essentiellement dans le plaidoyer et lobbying, avec pour vision et objectif de promouvoir une société à environnement socioéconomique plus sain, équitable, transparent et porteur de rapports constructifs, positifs et sauvegardant les intérêts de tous et de chacun.

Prix des denrées alimentaires sur les marchés

25 Septembre - 01 Octobre 2017

Denrées
huile raffinée (litre) : 1100 FCFA
huile de palme (litre) : 800 FCFA
plantain (régime moyen) : 3800 FCFA
Macabo (kg) : 285 FCFA
Pomme de terre : 250 FCFA
Igname blanc : 420 FCFA
Patate : 200 FCFA
Manioc : 230 FCFA
Poulet ponte (1.8 kg) : 2700 FCFA
Poulet de chair (1.8 kg) : 3000 FCFA
Œuf(Alvéole) : 1800 FCFA
Viande de bœuf (kg) : 2800 FCFA
Haricot rouge (kg) : 550 FCFA
Haricot blanc (kg) : 1000 FCFA
Haricot noir (kg) : 580 FCFA
Soja (kg) : 420 FCFA
Arachide (kg) : 410 FCFA
Maïs (kg): 220 FCFA

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